Célèbre ton âme, célèbre ton pénis !Cela pourrait être un bien sympathique slogan, dans la digne tradition de mai 1968 ! Le sexe objet tabou devenant un sujet phare qui éclaire la pensée et la société de sa haute dimension phallique.
La génération de celles et ceux qui ont aujourd'hui 30 ans avec ou sans poussière a été nourrie de sexe. Le sexe en drame, en tragédie, en jouissance éphémère, en objet de libération, en marché, en pâture, en exclusion, en outil médiatique, en sujet politique. Le sexe on en a bouffé à toutes les sauces !!! (Miaaam)
Et après cela que sommes-nous devenus?
Je regarde autour de moi, mes amis, mes connaissances, et un peu plus près mes expériences. Ce que je découvre est assez étrange et manque nécessairement de distance. Loin de moi la démarche moralisatrice qui consisterait à faire la leçon aux uns et aux autres. Loin de moi la question du bien et du mal, du jugement que j'offre volontiers à ceux que ça amuse. Loin de moi, la démarche freudienne qui voudrait voir mon papa ou ma maman dans mon tube gentilé. Ma question est juste de savoir pourquoi certains (dont je fais parti) ont un goût important, j'allais dire "imposant" pour le sexe, et d'autres moins. Mais en réalité ma question n'est même pas une interrogation de quantité, mais plus de comprendre l'attachement qu'il y a à se toucher, à se masturber et à simuler des rapports sexuels avec son sexe.
Tout est là, dans ce mot "attachement"... L'aspect effrayant de la servitude à son sexe et à sa libido, l'aspect libérateur qu'il y aurait à se détacher, et entre les deux la jouissance offerte par ces deux horizons, de la soumission et de la domination.
A la question je n'ai aucune réponse, bien sûr. Et après tout je m'en fou complétement. Ce qui me fait déjà plaisir c'est d'en avoir conscience et d'aller ensuite me soulager avec cette conscience deux fois activée.
Pour mieux jouer avec la question, je viens de tomber sur ce "test" disponible sur le site de Psychologies Magazine...
Sa réponse me gave !!!
On peut dire que vous êtes en bonne intelligence avec votre pénis. Vous êtes fier de lui sans tomber dans l’adoration monomaniaque. Pour vous, ce n’est pas un outil savant dans vote panoplie de mec que vous dressez sur commande. C’est une partie intime de votre corps. Votre sexe n’est jamais déconnecté de vos émotions et de vos sentiments : vous « habitez » votre sexe. Il réagit en symbiose avec votre personnalité et votre état du moment. Votre virilité ne se résume pas à ce qui se trouve dans votre caleçon. Si une panne sexuelle survient, vous ne vous sentez pas anéanti, ni remis en question pour autant. Vous savez que vous n’avez pas besoin de demander une « permission » pour exister face à une femme, comme le petit garçon qui doit « être gentil » et se faire accepter » pour avoir le droit d’exister. Etre un homme, pour vous, c’est pouvoir exprimer sa colère sans tomber dans le rejet et l’envie de faire mal aux femmes, avec votre sexe ou votre désir. Le mythe de la performance sexuelle n’a pas de prise sur vous car vous savez que chacun est responsable de sa propre jouissance. Pour vous, être en communion avec l’être aimé au moment où il jouit, c’est déjà beaucoup ! Nos conseils : Maintenez ce rapport équilibré à votre sexe, même si, comme tout équilibre, il reste fragile, car c’est une source de tranquille assurance qui vous permet d’entretenir des relations apaisées avec les hommes et les femmes de votre entourage. Avec les premiers, vous ne vous sentez pas en compétition, vos rapports peuvent être alors complices et fraternels. Avec les secondes, vous arrivez à les rencontrer sans être forcément dans un rapport de séduction qui cherche à provoquer l’admiration. Sur le plan sexuel, vous avez recours au fantasme pour enrichir votre imaginaire érotique, sans être dupe du slogan « Réalisez tous vos fantasmes ! ». Si vous ne le faites pas déjà, n’hésitez pas à témoigner ouvertement de votre vision paisible de la virilité et de la sexualité auprès d’autres hommes (jeunes ou moins jeunes) mais aussi des femmes qui ont parfois du mal à comprendre le comportement des hommes – non pour leur démontrer votre prétendue supériorité mais simplement pour partager votre expérience.
Mais qu'est ce que je m'en branle !!!


